Chapitre 1

Chapitre 1
Salut. Vous vous demandez surement qui je suis. Mais la vraie question est: pourquoi je suis? Peut-être me prenez-vous pour une folle. C'est vraie, je suis folle. Mais nous le somme tous. Peut-être vous demandez -vous pourquoi je vous raconte ça. Je vous donne un indice. Je m'appelle Rose. Ça ne vous avance en rien n'est-ce-pas? Je sais. Après tout, le vie n'est pas faite pr être simple. Pourtant mon prénom est un indice inestimable. Mes parents ne pouvaient pas mieux choisir.
-Bonjour, je suis Rose.
Rose. Tout moi réuni dans un seul prénom. Rose, c'est moi. A l'intérieur comme à l'extérieur. Sauf pr la couleur. La couleur, c'est mon nom.
-Je suis Rose. Rose Black.
Original, n'est-ce-pas? Ma s½ur, ma grande s½ur, s'appelle Lyla. Elle n'est que bonté et douceur. Et elle s'habille en mauve, bien entendu. Mon autre s½ur, ma petite s½ur, s'appelle Marguerite. Elle n'est qu'innocence et fraicheur. Elle s'habille uniquement de blanc, bien entendu. Et ma dernière s½ur, ma s½ur jumelle, s'appelle Iris. Exubérante et attachante. Un vrai festival de couleurs. Au fait, mes parents sont jardiniers, vous ne l'aviez pas remarqué? Enfin, je devrai dire étaient... Ils sont morts. Dans un bête accident de bateau. Oh! On est loin du Titanic. Ils voulaient se faire une ballade "en amoureux" et mon père à fait une fausse man½uvre. On peut rêver mieux comme mort. J'ai pleuré sur le coup. Juste quelques larmes. Les premières et les dernières je m'était dit. De toutes façons ils ne m'aimaient pas. Enfin, bref. Je me perds. Où en étais-je? Ah oui. Je suis Rose Black, fille de jardiniers. Fille orpheline depuis la mort des-dit jardiniers. Orpheline mais pas triste, donc. Enfin si. Triste... Mais pas à cause de leur mort. Non. C'est à cause de mon nom. Black. Que vouliez-vous? Donc triste. Et toute de noir vêtue. Mm mes cheveux. Mes cheveux blonds comme le soleil que ma mère aimait tant je les ai fait teindre d'une couleur noire corbeau alors que j'avais 8 ans. La couleur n'a pas changé depuis. Et ça fait déjà 10 ans. Noire. Jusqu'à mes ongles de pieds. Futile? Non. Inutile? Surement. Mais je passe le temps comme je peux. Il n'y a que mes yeux qui ne sont pas noirs. Non. Ils sont verts. Verts, comme la menthe fraiche au début du printemps. Il y a ma peau aussi. Blanche, tellement blanche et dénudée de toutes imperfections. Ça, c'est mon prénom. Rose. Malgré tout ce noir, je en parviens pas a être laide. Morbide, oui. Glauque, sans aucun doute. Mais pas laide. Je vous entends d'ici me demander pourquoi. Pourquoi? Mais parce que je suis Rose. Parce que les gens trouvent la fleur tellement belle qu'ils en oublient les épines. Sous mes dehors fragiles de poupée en porcelaine, j'ai plus de points communs avec un cactus qu'avec une fleur. Depuis toute petite, je suis brutale, violente. A 4 ans, je visionnai le film Saw en me marrant comme une baleine. Triste tableau? Vous n'êtes pas au bout de vos peines. A 6 ans, j'auditionnai pour jouer dans Saw 4, contre l'avis de mes parents. Ils me refusèrent. Trop jeune (ces parents, quelle honte de pousser leurs enfants à faire ce genre de choses!). Le soir mm, mes toutes première coupures. Et loin d'être les dernière. A 7 ans, j'ai pendu ma petite s½ur par les pieds, disséqué le lapin de ma jumelle à 8 ans et coupé les beaux chevaux blonds vénitiens de ma grande s½ur à 9 ans pour m'en faire une perruque. Je n'ai jamais eu le temps de la finir. Ils m'ont envoyé dans un internat pour enfants difficiles. Ou pour jeunes délinquants. A vs de choisir. Une seule fille entourée de tant de garçons. Le soir de mes 11 ans, un garçon de 17 ans a essayé de me violer. Je lui ai crevé les yeux avant qu'il n'ai eu le temps de m'enlever un seul habit. Le soir de mes 13 ans, ma première piqure. Ma première dose de drogue. La première fois que je me sentais vivre. Puis le déprime. Et une autre piqure, et encore, et encore. Pendant un an. Le matin de mes 14 ans, mes grands parents sont venus me chercher, en pleurs. Tes parents sont morts ma chérie. Deux, trois petites larmes. J'étais en manque. Ils venaient de m'interrompre dans la prise de ma dose quotidienne. Nous savons que tu es triste. Tes s½urs veulent te voir. On va bien s'occuper de toi. Merde. Ça voulait dire que je quittais l'internat. Le matin de mes 14 ans, j'étais à nouveau libre. Et triste de l'être. Pendant un an, j'ai fait une grave dépression. Je ne pouvais plus me fournir de drogue, je n'en trouvais plus . Et j'étais perdue. Toutes ces personnes qui me témoignaient de l'amour à tire larigot alors que je n'en voulais pas. Toutes ces personnes qui pensaient que mon état était du à la mort de mes parents. Remarque, ça me faisait une belle jambe. Enfin non, pas toutes. L'une de ces personnes voyait clair dans mon jeu. L'une de ces personne m'a aidé à survivre. Elle était mon opposé et pourtant mon identique. Iris... Elle a tout de suite su ce qui se passait et au lieu de prendre peur, de me rejeter ou de me témoigner cet amour étouffant et tellement faux que me témoignait le reste de ma famille, elle m'a aidé. Elle a réussi à se procurer de la drogue pour moi et a essayer de m'aider a arrêter. En échange de cette drogue, je devais lui promettre d'aller en cours. Ce que je fis. J'étais une bonne élève, certes, mais mon insolence et mon style énervaient hautement les professeurs. Je n'en faisait jamais trop, juste ce qu'il fallait, et essayais en vain de me faire oublier. Les garçons, attirés par ma beauté comme des mouches par un merde, me tournaient sans cesse autour, pendant que les filles, jalouses, me traitaient de sorcière et me crachaient à la figure. Quelle élégance mesdemoiselles! Le soir, si je m'étais bien comportée, Iris me donnait ma drogue. Je suis passée des piqures aux cachets, des cachets au schit. Un soir qu'elle était parti se réapprovisionner, elle n'est pas rentrée. Pendant une semaine, disparue. Puis encore une autre semaine. Et un soir, elle est revenue. Morte. La police avait retrouvé son corps dans une rivière. Violée et poignardée. Un coup en plein c½ur. Et de ma faute en plus. J'ai pensé à replonger mais c'était impossible. Cette merde avait tué ma s½ur jumelle sans qu'elle n'en prenne. J'ai pensé à me suicider, mais non. Iris voulait que je vive. Elle me l'avait dit. Si l'une de nous meurt avant l'autre, il faut que l'autre vive le plus longtemps possible. Je lui avait demandé pourquoi. C'était con-con son truc. Et puis la mélodramatique, c'était Marguerite. Iris c'était la vie! Mais peut-être que je me trompais. Si l'une de nous vit, alors l'autre vivra aussi, car je vis en toi, comme tu vis en moi. Donc pas de suicide. Bonne ou mauvaise idée? Je ne sais toujours pas. La vie m'ouvre les bras mais ils ressemblent plus aux serres d'un aigle. Vous trouvez que je fais froid dans le dos? Si vs le dites. Mais si ça se trouve, c'est moi qui ai raison et vs qui avez tord. Ce n'est qu'une question de point de vue.
-Oui?
J'ai tout plaqué. Du jour au lendemain, j'ai arrêté mes études. Et j'ai bossé au noir. Encore dans le noir. Comme une forcenée. De jour comme de nuit, de semaine comme le week-end. Et j'ai économisé. Je n'ai rien dépensé, sauf pour acheter des vêtements. De beaux vêtements, comme les aimait Iris. Sauf qu'Iris était toute en couleurs alors que je suis une photo en noir et blanc. Sauf mes yeux. Les yeux d'Iris. Notre seul point commun. Visible. Le jour de mes 18 ans, j'ai quitté la maison. Enfin celle de mes grands parents. Aujourd'hui en fait. Je viens de fêter mes 18 ans. Seule. Lyla est partie en lune de miel, elle s'est mariée il y a un mois. C'est elle qui s'occupe de la maison maintenant. Oui. Mes grands parents sont morts aussi. Mais de vieillesse, ne vs inquiétez pas. Marguerite est partie en Grèce pour ses études. Et pou les beaux yeux de l'étudiant grec avec qui elle correspond, je pense. La belle vierge a bien changé. Je leur ai laissé un mot. Pas la peine de me chercher, moi mm je ne sais pas où je vais. Je les appellerai. J'ai un portable. Je ne sais pas m'en servir mais c'est Iris qui me l' a offert pour mes 17 ans. Deux jours avant de mourir. J'ai appelé un taxi. Brest-Paris, ça doit être possible. Non? Tant pis, qu'il m'emmène à la gare alors. J'ai acheté un billet de train Brest-Paris. Ca c'est possible. J'ai pris une valise, un énorme valise noire à roulettes, un gros sac à dos et mon sac à main. Je serre dans ma main gauche un collier. Le collier porte bonheur d'Iris, fait de grosse perles multicolores. J'ai trouvé un hôtel. Le Ritz. C'est cher. Mais pour une nuit, ça suffira. Et puis je n'ai plus la force de chercher. Je suis las. Je suis entrée. La tête du réceptionniste me dit qqc. Un type de l'internat?
-Bonjour, je suis Rose.
Il me regarde. Je pense qu'il me trouve jolie. Je ne l'aime pas.
-Je suis Rose. Rose Black.
Il sourit, d'un sourire mesquin. Qu'est-ce-qu'il s'imagine. Je ne l'aime vraiment pas. Et arrêtez de me juger. Je sais que je ne sais pas ce que je fais. Mais vs en savez encore moins.
-Oui?
Vraiment, je ne l'aime pas du tout, du tout. Et finalement, sa tête ne me dit rien non plus.
-Je voudrai une chambre.
Désolée, la politesse ne fait pas parti de mon langage. Et de toutes façons, je ne l'aime pas. Il me parle. Je ne l'écoute pas. Il me tend les clés, je paye. Ouille, pauvre carte bleue. Un type prend mes bagages et me conduit. Ma vie recommence ici et maintenant. Notre vie. Car Iris vit en moi. Elle me l'a dit. Vous me trouvez mélodramatique? Impossible. Ce n'est pas mon genre. C'est celui de Marguerite. Non. Je suis las. Las et fatiguée. Mais demain est un autre jour. Encore un autre. Hélas...





Voilà!! Le premier chapitre!! Vous en pensez quoi?? C'est nul?? C'est bien?? Que va devenir Rose?? Vous pensez qu'elle va s'en sortir?? Au fait, des personnes pas si inconnues que ça débarquent au prochain chapitre... Mais vous savez déjà qui c'est.
!! Lachez vos com'Ss !!

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 07:46

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 07:57

chapitre 2

chapitre 2
Réveil difficile. 12H00. Merde ! Depuis combien de tps j'ai pas fait la grasse matinée ? Depuis ma naissance je crois. C'est nouveau ? J'aime pas la nouveauté. Pour qqn qui vient de tout plaquer, c'est étrange, je sais. Je suis étrange, que voulez-vous ? Le noir sur ma taie d'oreiller, c'est pas nouveau par contre. J'ai encore oublié de me démaquiller. Je me demande à quoi ça sert d'ailleurs. Je suis sûre qu'à force de mettre autant de noir sur mes yeux depuis tte petite, la couleur doit s'être imbibée ds ma peau. Quelle idée de mettre des draps blancs aussi ! Des fois, je trouve du sang aussi sur ces draps blancs immaculés. Oh ! Pas celui que vs pensez. Certes, je suis réglée mais le sang ne vient pas de là. Non. Il vient de mes coupures. J'ai arrêté la drogue mais j'ai renoué avc mes vieux démons. Mes bras sont tellement meurtris que je n'ose plus porter de tee-shirt. Maintenant, je fume aussi. Ca varie entre deux paquets et une cigarette par jour. Mais la dernière possibilité est très rare. En fait, je fume pr faire passer le tps. Et qd j'ai assez fumé, je me verni les ongles des orteils en noir. Oui je sais, c'est complètement inutile. Vs me l'avez déjà dit. Hier... Hier je n'ai fumé qu'une cigarette. Au petit-déjeuner. OU plutôt, j'ai petit-déjeuné une cigarette. C'est d'ailleurs tt ce que j'ai mangé . Grmbl... Aïe, mon ventre, j'ai faim. Et pas la peine de me narguer avc vos gros hamburger. Je n'aime pas ça. Il va falloir que je sorte ? J'ai peur... C'est facile de se moquer de moi. Venez à ma place, on verra qui rira. Je m'habille. Le premier pantalon et le premier tee-shirt à manches longues. Noirs évidemment. Mais pourquoi je le précise ? Vs aviez compris que je ne portais que ça . J'enfile mes tongs et m'attache les cheveux . Une queue de cheval bien sévère. Je n'ai pas envie que les regards s'attardent trop sur moi. Même si c'est peine perdue... Depuis le décès d'Iris, je me suis laissé pousser les cheveux pour les avoir longs, comme elle avant. Avant, mes cheveux étaient courts et coupés au carré avc une frange, alors que ceux d'Iris lui tombaient au milieu du dos. J'ai juste gardé la frange. Je ne suis pas elle et elle n'est pas moi. Elle vit en moi. Elle est mon identique. Mais ns sommes tte les deux uniques. Je sors de ma chambre armée de mon sac à main. A vrai dire, il s'agit d'un vieux sac à bandoulière que je traîne depuis mes 15 ans. Je m'avance ds le dédale de couloirs. C'est grand. Je crois que je me suis perdue. Rigolez pas vs, c'est vraiment grand. Je suis sûre que je me suis perdue . Manquait plus que ça... Maintenant je suis perdue à l'intérieur et à l'extérieur. Je vais être obligée de demander de demander mon chemin. Tiens, voilà justement des gens qui arrivent en face. Un garçon et une fille. Un couple. Ils ont l'air heureux. Heureusement que ts les gens ne sont pas comme moi. Ils sont tt proche maintenant. Hé ? Mais la fille, c'est un garçon ? Oui. Oh, mon dieu ! C'est moi et Iris. Enfin non . Ce n'est pas moi et Iris, mais c'est comme si. Ce sont des jumeaux. Ca se voit ! Ca crève les yeux mm ! Pas par le physique, non. Par leur attitude. Seul des jumeaux peuvent être comme ça. Et seul d'autre jumeaux peuvent voir ce comme ça. Ce lien magique. Et je suis une jumelle. Une jumelle orpheline qui a perdu une moitié de son c½ur. La seule qui lui restait. Quoi ? Je me morfonds ! Foutez-moi la paix . Ces deux jeunes deux jeunes hommes, c'est Iris et moi. Moi et Iris. La vie et... Et quoi d'ailleurs ? Qu'est ce que je suis ? Vous vs dites encore cette question ? Je vs dit tjrs pas de réponse. Ils s'arrêtent devant moi, mal à l'aise. Je dois faire une tête bizarre. Je crois que j'ai la bouche grande ouverte. Je suis complètement paralysée. Je ne peut pas les quitter des yeux. Iris... Lui, c'est moi. Grand, brun, maigre aux yeux cernés de khôl et aux ongles vernis de noir. De nombreux bijoux, piercing et un tatouage le prouvent. Il a les cheveux très longs pr un garçon. C'est étrange et en mm tps magnifique. Jamais je n'ai vu un garçon aussi beau. Et pourtant, j'en ai vu avc ts ceux qui me tournaient autour. Et Iris, l'autre, c'est toi. L'autre, c'est la vie. Grand aussi, avc des dreadlocks blondes et des yeux marrons pétillants de malice. Je regarde ceux de son frère. Il sont exactement identiques. Je reporte mon regard sur le second. Des vêtements très larges et une casquette. Très hip-hop tt ça. Il t'aurait plus Iris, j'en suis certaine. C'est vrai qu'il est beau lui aussi. Une beauté moins énigmatique, moins étrange que celle de son frère. Une beauté enfantine presque. Je crois qu'il me parle. Il a ouvert la bouche et bouge ses lèvres. Le piercing qu'il porte sur la lèvre inférieur reflète la lumière. Toi aussi tu avais un piercing Iris. Sur le nombril. Et tu le changeais ts les jours. Il faudrait peur-être que je reconnecte mon cerveau avc mes oreilles. Chut ! Taisez vs. J'essaie de d'entendre ce qu'il me dit. Aïe. Je crois qu'il ne perle pas français. Ca se complique. Grmbl. Et cet estomac qui ne veut pas se taire. Je sens que je vais attendre longtps avant de manger. Rappelle-toi de tes cours d'anglais, Rose, rappelle toi ! J'aimais bien ça, moi, l'anglais. Le français aussi. J'ai mm fait du théâtre. Avant... Ca y est ! Tt me revient.
-Sorry, I speak only French ...
Monsieur la vie me regarde amuse. Il est vraiment très beau. Iris si tu vis réellement en moi, profites en pr te rincer l'½il.
-Je te demandai si tu avais un stylo.
-Bien sûr.

Je cherche ds mon sac. Un véritable foutoir ce sac. Des stylos, j'en ai pleins. Normal, je n'ai pas rangé mon sac depuis que je m'en sert. Je sors un stylo. Noir.
-Tiens.
-Et t'aurais un papier aussi ?
-Euh... Je vais voir...

Des papiers, j'en ai une quantité astronomique. Mais ils sont tellement froissé et annotés qu'on peut à peine écrire dessus. Je trouve un petit carnet. Hein ? D'où je sors ce truc moi ? Ah, si. C'est Marguerite qui me l'a offert. Je tends le bloc note à Monsieur la vie. Il commence à écrire.
-Comment tu t'appelles ?
Je lui sors ma phrase tte faite ? Ca vs fera tellement plaisir de la revoir.
-Je suis Rose. Rose Black.
Il continu d'écrire puis fait un espèce de gribouillis et tend le carnet à son jumeau. Monsieur point d'interrogation. Il fait la mm chose que son frère et me rend le carnet et la crayon. Ils ont ts les deux écrit un truc ds une langue inconnue et signé. Peut-être que c'est du chinois.
-Et vs, vs vous appelez comment ?
Quoi ? J'ai fait qqc de mal ? Pk ils font une tête pareille ? Oh, Iris, pk est ce que j'arrive jamais à faire qqc de normal ? Ca mérite bien une coupure ça. J'ai un cutter ds mon sac.
-Tu ne ns reconnais pas ?
Monsieur point d'interrogation vient de parler. Il a une voix très belle. Je suis censée les connaître ? Peut-être des gens de l'internat ? Nan. Il n'y avait pas de jumeaux. Les gens d'une mm famille n'avaient pas le droit d'être interné au mm endroit. Peut-être des gens du collège, ou du lycée ? Ca ne peut être des anciens amis à moi. Je n'ai jamais eu d'amies et encore moins d'amis. Juste un rat. Il est mort au bout d'une semaine. Alors je l'ai disséqué. J'ai oublié son nom. En fait non. Je ne lui en avait pas donné.
-Non.
-Ns sommes Bill et Tom Kaulitz.
-Bill et Tom Kaulitz ? Je ne me souviens pas de vs.
-Le chanteur et le guitariste de Tokio Hotel.

Ah. Iris, monsieur la vie s'appelle Tom et il est guitariste ds un hôtel à Tokyo. J'y était presque qd j'ai dit qu'ils étaient Chinois. Et monsieur point d'interrogation s'appelle Bill et il chante. Je n'ai jamais chanté. Toi tu chantais. A vrai dire, tu ne pouvais pas te passer de musique. Des fois, pdt des heures, tu jouais du piano pr moi. Et tu faisais du Japonais aussi.
-Ma s½ur jumelle faisait du Japonais. Elle aurait été ravie de faire de faire votre connaissance.Depuis qd je mets autant de mots ds une phrase ? Iris, au secours ! Je dois être malade.
-Quel est le rapport entre ns et le japonais ?
-Vs n'êtes pas japonais ?
-Nullement. Ns sommes allemands.

Allemands ? J'avais commencé à étudier l'allemand aussi. J'adorais ça. Mais ça me semble si loin maintenant.
-Est ce que Tokyo est une belle ville ?
-Ns ne savons pas, ns n'y avons jamais mis les pieds.
-Mais alors pk m'avez vs dit que vs jouiez ds un hôtel à Tokyo ?

Iris, ma chère s½ur, je crois que la vie revient à moi. Je suis en train d'avoir une conversation avc des vrais gens, et pas avc ceux de mon imagination. Je ne vs avais pas dit que j'avais des amis imaginaires ? Désolée d'avoir omis ce détail
-Pas du tt. Ns n'avons pas du tt dit ça. Ns t'avons dit que ns faisions parti d'un groupe nommé Tokio Hotel.
-Mais pourquoi Tokyo si vs ne connaissez rien à cette ville ?

Les deux jumeaux se regardent, désespérés. Tom s'avance en premier et me prend le bras.
-C'est qd la dernière fois que tu as allumé ta radio ?
-Je ne compte plus les années...

Bill me prend l'autre bras.
-Et ta télé ?
-Idem...

Ils se regardent ensemble, exactement de la mm façon.
-Alors la discutions va être longue.
-C'est que... J'allais manger...
-Ca tombe bien, ns aussi !

Ils m'entraînent. Iris, j'ai peur. Et en mm tps, je suis excitée. Cette rencontre est un grand jour ds ma vie, je le sens
.



Voui, alors voilà la suite. Bon, j'ai qql petite questions:
~~>est ce que vs trouvez que Rose parle un peu trop d'Iris?
~~>est ce que vs pensez que les Bill et Tom arrivent un peu tard?
~~>comment vs trouvez le fait que la fille ne les connaisse pas (c'est bien fait? moi je les connais alors je trouve que ça va mais bon...)
Voilà, j'espère que ça vous plait.
La suite... un jour!! ^^

# Posté le mercredi 13 février 2008 10:50

Modifié le lundi 18 février 2008 04:49

Chapitre 3 :

Chapitre 3 :
Ca y est Iris, je sais tout! Je sais tout sur tout! Leur vie est tellement passionnante! Surtout si on la compare à la mienne. Ils s'appellent Bill et Tom Kaulitz. Ils ont 18 ans. Ils sont nés le 1er septembre 1989 avec 10 minutes d'intervalle. C'est Tom le plus âgé. Je ne sais pas laquelle est née en première entre toi et moi. Négligence de ma part? Oui, je sais. Mais je suis sûre que vous ignorez des choses primordiales sur vos proches.

Ils sont Vierges. Je ne crois pas aux horoscopes mais toi, tu t'y intéressait beaucoup. Même si tu ne lisais que ce qui t'arrangeait.

Ils habitent en Allemagne et ont fondé un groupe de musique avec deux de leurs amis. Il s'appelle Tokio Hotel et ils jouent du rock.

Maintenant, je sais pourquoi ils ont choisis ce nom Tokyo, c'est parce qu'ils aiment les grandes villes et l'hôtel, c'est parce que c'est un symbole de tournées et donc de succès pour eux.

Leurs deux amis s'appelle Georg (prononcer Guéorgue) Listing et Gustav (prononcer Goustaf) Schäfer. Ils ont 20 ans tout les deux. Ils parait que les fans ont tendance à les oublier. C'est quoi des fans? Oui, je sais, je suis ignorante. Mais la musique, je n'y connais rien. Les seuls musiques que j'ai jamais écoutées, c'était le piano d'Iris et la musique qui précède un meurtre dans un film, ou bien une scène bien trash. Autrement, la musique qui me berce depuis que je suis toute petite, c'est le silence. Le silence et les pleurs des gens que je blessais.

Je croyais d'ailleurs que mes cordes vocales ne pouvaient plus fonctionner. Enfin, pas plus d'une minute. Bill m'a prouvé le contraire. Après le petit-déjeuner, Tom est parti «chopper deux trois p'tits numéros» . J'ai fait oui de la tête. En vrai, je n'ai pas compris ce qu'il voulait dire.

Bill m'a raccompagné dans ma chambre. Je lui ai dit Adieu. Il m'a répondu tu ne comptes pas te débarrasser de moi aussi facilement? Je t'ai dit toute ma vie, maintenant c'est à ton tour. Raconte moi ton histoire. Et je lui ai tout dit. Et j'ai pleuré. Il a voulu me prendre dans ses bras. C'était gentil mais j'ai tellement l'habitude. Il n'a pas insisté.

Il a continué de m'écouter. Ses yeux étaient tellement sincères. Et je l'était aussi. C'était la première fois que je parlais de moi avec autant de sincérité. Enfin... La première fois depuis ta mort, Iris.

Pendant une heure, j'ai parlé. Parfois, je faisait de longues poses, et il respectait ce silence. Je viens juste de terminer mon récit. Depuis 5 minutes déjà. Déjà ou seulement? Difficile à dire, nous avons chacun notre notion du temps. Mais pour moi, chaque seconde s'étire à l'infini.

Bill: Il faut que tu restes.

Il vient de briser mon silence. Visiblement, je crois qu'il pense qu'il peut à nouveau parler. Et il a raison. Mais ses yeux sont devenus tellement sérieux.

Moi: Pardon?
Bill: Il faut que tu restes.


J'avais compris, merci. Mais rester où, quoi, quand, comment? Iris, je suis perdue!

Moi: Comment ça?
Bill: Tu ne peux pas partir. Tu n'as aucun endroit où aller. Tu ne connais rien, ni personne ici. D'ailleurs, tu ne connais personne tout court à part tes s½urs, le mari de Lyla, le grec de Marguerite et ton esclavagiste.

Mon esclavagiste? C'est qui celui là?

Moi: je ne t'ai jamais parlé d'un esclavagiste.
Bill: Ton employeur si tu préfère. Enfin bref. Tu ne peux pas quitter cet endroit, c'est de la folie! Tu ne sais même pas où aller et ce que tu veux faire une fois que tu seras dehors. Tu vas te retrouver à la rue!!
Moi: Mais je ne peux pas rester ici. C'est trop cher.

Et puis je ne veux pas. J'ai décidé de refaire ma vie. Je suis Rose. Rose Black. Je n'ai d'ordres à recevoir de personne. La seule personne qui a le droit de me contredire est morte. Elle s'appelait Iris Black. Et c'est d'ailleurs pour elle que je fais tout ça. Et rien ni personne ne me fera changer d'avis.

Je t'emmerde Bill Kaulitz. Et puis d'ailleurs, qui es-tu? Hein? Qui es-tu pour penser pouvoir t'infilter dans ma vie et me dire quoi faire? Je suis Rose et j'ai toujours vécu seule avec moi même. L seule personne que je tolérais dans ma vie est morte. Et moi avec. Remarque, je n'étais déjà pas très vivante avant. Et je fais tout ça pour revivre. Naître à nouveau. Pour qu'Iris soit fière de moi.

Je cours dans les rues de Paris. Je ne me suis pas perdue dans l'hôtel cette fois-ci. Peut-être que je vais réussir à me perdre dans la ville? Fol espoir. Je n'ai pas de chaussures et le sol dur meurtris mes pieds fragiles.

Bill est resté dans ma chambre. Qu'il crève. Finalement, il n'est pas mieux que les autres.

Je longe le Seine et bifurque soudainement à droite.On dirait que je sais où je vais alors que je ne suis jamais venu ici. Mes jambes bougent toues seules.

Soudain, je m'arrête. Je suis dans un cimetière. Et plus précisément devant une tombe. Une imposante tombe en granite noir surplombée d'une statue d'ange gothique de l'ancien temps. Des inscriptions sont gravées dans son socle en lettres d'or. Ci-git Iris BLACK, morte le 29 février 2006. « Je me suis toujours dit que ma soeur jumelle ne serait pas là à mon enterrement. Je pense qu'elle ne le sera pas, mais pas pour les raisons que l'on croit. Je voudrai juste te dire que ceci petite s½ur: si l'une de nous meurt, l'autre doit vivre, car je vie en toi comme tu vie en moi. Je serai ton ange blanc pour l'éternité, comme tu seras mon ange noir au delà des limites du temps. Je t'aime Rose. »

Et là, un vide immense s'empare de moi. Je perds pieds, je m'effondre, j'étouffe. Devant moi se dresse la tombe de ma s½ur. IRIS!!!!!!!!!! Moi aussi je t'aime. Je suis vraiment désolée de ne pas être venue à ton enterrement. Je ne pouvais pas, c'était trop dur. De toutes façons, tu t'y attendais. Pourquoi? Pourquoi es-tu morte et pas moi alors que tu ne le méritais pas et moi tellement? Pourquoi? Pourquoi??!!

Mes poumons se vident mais ne se remplissent pas. Ma vus se trouble. Que se passe-t-il? Pourquoi de simples mots ont-ils autant d'impact sur moi? De simples mots? Ce sont ceux d'Iris. Iris! Iris, sauve-moi! J'ai besoin de toi pour survivre! Si je meurt, tu meurs!!

Voix 1: Rose! Rose! Réponds-moi! Par pitié...

Iris? Des mains se saisissent de mon corps et me secouent. Je suis agitée de spasmes, comme lorsque je faisait mes crises de manque, il y a bien longtemps de cela. D'autres mains se rajoutent aux premières et une autre voix, plus douce que la première.

Voix 2: Appelle une ambulance!! Shnell!!

Cinq minutes plus tard, des mains arrivent de partout.

Voix 3: On ne peut pas la déplacer dans cet état. Elle est en plein délire.

Ah bon? Visiblement, je ne contrôle plus du tout mon corps.

Voix 3: On va devoir agir ici.

On m'allonge. Merde. J'avais pas remarqué que je m'était relevée. On m'immobilise. On me fait une piqure. Ah!.... Cette sensation du liquide qui te coule dans les veines. Je me délecte. Peu à peu, je reprend conscience de ce qui m'entoure. Ma vision se rétablit. Il fait nuit. La nuit s'est levée et éclaire la scène de sa grosse face ronde. De nombreux visages m'observent.

Je cligne des yeux. Quelqu'un me tient la main, je le sens. Et soudain, je les vois. Ces quatre prunelles couleur noisette parfaitement identiques qui expriment la même inquiétude. Le reste du corps me vient ensuite. Eux?! Je vomit mon petit déjeuner et plonge dans un état comateux.



Une petit modification de présentation pour que ce soit plus facile à lire (de mon point de vue.
De toutes façons, c'est pas grave vu que personne ne me lit...
Sinon, Rose a pété un câble, comme on peut le voir.
Qui sont "Eux"? [Han!! Trop facile comme question]
Qu'est-ce-qui va se passer après?
J'attends aucuns commentaires avant de mettre la suite ^^.

# Posté le dimanche 09 mars 2008 19:53

Modifié le dimanche 09 mars 2008 20:05

Chapitre 4

Chapitre 4
PDV BILL:

Elle est là, allongée sur ce lit, le visage si pâle et la noirceur de ses cheveux accentuée encore plus par la blancheur des murs de la chambre. Sa main est posée à plat sur sa poitrine et se soulève au rythme de sa respiration, devenue calme et régulière. Ses bras dénudés présentent de nombreuse cicatrices, plus ou moins récentes, et dans le creux de son coude se trouve une autre cicatrice, encore plus ancienne que les autres, et au passé bien définit.

Je repense à tout les événements de la journée. Tout a commencé... A quelle heure déjà? Midi. Et maintenant, il est tout juste minuit. Elle est rentrée dans ma vie comme une fusée. Tout s'est passé tellement vite...

Dès le départ, elle m'a fasciné. Pourquoi? Le fait qu'elle ne nous connaissait pas? Hum.. Nan, je ne crois pas. Enfin si. Peut-être. Un peu. Ses longs cheveux noirs qui encadrent son visage et sa frange cachant à demi ses yeux d'un vert si profond qu'on s'y perd dedans. D'ailleurs, je m'y suis perdu. Et j'y ai vu une grande souffrance, un grand désespoir qui semble l'envelopper de tous son être.

Et son visage, un visage blanc, presque transparent qui laisse apparaître de fines vénules bleutées, exprime une tristesse incomparable, comme si elle n'avait jamais rit. Son corps fin, recouvert de vêtements qui cache le moindre partie de sa peau blanche, hormis ses mains et sa tête, a l'air tellement fragile que j'avais peur de la briser si je la touchais.

Et enfin ses mains. Moi qui adore les mains, j'avais trouvé une pierre précieuse. De longs doigts fins aux longs ongles vernis de noir et une peau diaphane qui là aussi laisse apercevoir un labyrinthe de vaisseaux bleutés.

Sur le moment, j'avais regretté de ne pas voir ses poignets. Et ses bras. Et ses épaules. Et tout son corps, nu, devant moi. J'ai été pris d'une pulsion animale. Je la voulais, là, maintenant. Puis j'ai entendu sa voix. Et quelque chose s'est brisé en moi. Comment une voix si douce pouvait-elle exprimer autant de souffrance?

A cet instant le monde s'est arrêter de tourner pour redémarrer dans l'autre sens. Et j'ai décidé que ma vie ne dépendrait plus que d'elle. Sans qu'elle le sache, cette fille a pris possession de mon c½ur, de mon corps et de mon esprit.

On a discuté. Un peu de moi, beaucoup d'elle. Elle m'a dit qu'elle voulait partir. J'ai paniqué. Pas déjà, non, c'était impossible. J'ai essayé de la persuader de rester mais, brusquement, elle s'est levé et est sortie en courant de la chambre, un horrible rictus haineux fixé aux lèvres défigurant son visage si parfait.

Je l'ai suivie mais l'ai rapidement perdue de vue. Alors j'ai appelé Tom, Georg et Gustav pour qu'ils viennent m'aider à la retrouver. J'avais tellement peur de la perdre... On a cherché tout l'après-midi, annulant trois interview et une séance photo, et au moment où je finissait de perdre espoir, Tom m'a appelé. Il l'avait trouvé dans un cimetière.

Quand je suis arrivé, je l'ai vue en face d'une statue d'ange, les joues barbouillées de sillons noirs creusés par ses larmes. Elle hurlait désespérément le prénom de sa s½ur. Sa s½ur jumelle. Iris. Tom essayait tant bien que mal de la calmer. Ça m'a brisé le c½ur. Et tant que je n'aurai pas entendu le son de sa voix, il le restera.

On a appelé une ambulance et tout s'est passé très vite. Ils l'ont allongée et lui ont fait une piqure. Un sourire béat à illuminé son visage. Pourquoi? Je n'avais pas compris tout à l'heure mais cette cicatrice au creux de son bras explique tout.

Après, elle a ouvert les yeux, et juste avant qu'elle ne vomisse et ne tombe dans le coma, nos regards se sont croisés. Et c'est la seule chose qui m'a donné la force d'assurer le show de ce soir. Avec un quart d'heure de retard. J'ai été vraiment nul. Aucune énergie, aucun plaisir à chanter... J'ai rangé mon micro et j'ai filé directement à l'hôpital auprès d'elle. Seul le bip régulier des machines reliées à son corps troublent le silence.

Il faut que je trouve le moyen de la faire rester. Il faut que je parvienne à la garder près de moi. Pour toujours... Elle doit survivre, elle ne peut pas mourir. Pas dans ces circonstances. Pas maintenant. Rose...

Moi: Rose! S'il te plait! Je t'en supplie! Ne pars pas! Reste! Avec nous! Avec moi! M'abandonne pas alors que tu viens juste de bouleverser ma vie! Iris voulait que tu vives! Elle te l'a dit! Elle te l'a écrit! Même après sa mort! Pense à elle! Elle voudrait pas que tu disparaisses comme ça! Tu peux pas lui faire ça! Tu peux pas me faire ça! Réponds-moi Rose! Réponds-moi... Rose...

Je m'effondre sur son lit, secoué de sanglots incontrôlables. Je lui ai pris sa main pendant que je parlais. Elle est gelée. La porte s'ouvre, laissant entrer Georg et Gustav, suivit de Tom et de sa guitare sèche.

Tom: J'ai pensé qu'un peu de musique l'aiderait peut-être à se réveiller. Moi, c'est la première chose que j'aimerai entendre à mon réveil. Ta voix.

Il s'assoit à côté de moi. Je voix très bien qu'il n'a même plus la force, autant physique que mentale, pour jouer de la guitare. Mais je sais que pour elle, il serait près à le faire. D'ailleurs, il serait près à tout. Car elle l'a aussi fasciné. Et il ressent exactement les même sentiments que moi envers cette être si fragile. La même attirance. Un instinct de protection de l'être cher qui te permet d'avoir la lune à porté de main.

Georg et Gus' sont un peu en retrait, intrigués je suppose par la personne allongée dans cette pièce. Je suis sûr qu'elle les fascine déjà. Même inconsciente, elle dégage cet aura magnétique si particulier.

Moi: Vous pouvez partir...
Tom: Si vous voulez...
Georg et Gus': Nan, na. On reste.


Merci les gars. C'est là qu'on reconnaît les vrais amis. Elle, elle n'en a jamais eu. Et c'est là que l'idée me vient. Les idées. La première m'est venue en recevant le énième coup du manche de la guitare de Tom dans les côtes. La seconde, c'est le moyen de la garder auprès de moi, pour toujours. Je l'espère...

Moi: Les mecs, je vais vous raconter la sombre histoire d'une petite fille devenue grande. La triste histoire d'une poupée en porcelaine brisée nommée Rose Black.

Tom lève ses yeux vers moi. Il a l'air horrifié et en même temps perplexe. Il vient de voir ses bras. Les Gg'S s'approchent et on s'assoit tous en cercle par terre, comme on ne l'avait pas fait depuis beaucoup trop de temps.

Tom: Pas besoin petit frère, on peut écrire la chanson maintenant si tu veux. Je sais que ton c½ur nous racontera l'histoire en même temps que ta main l'écrira.

Tom, grand frère. Tu lis dans mes pensées, je sais très bien que j'ai pas besoin de te raconter son histoire à toi. J'ai des larmes aux coins des yeux. Je crois. Mes pensées sont tellement embrouillées qu'il faut que je les libère rapidement avant de sombrer fou. Vite, une feuille!

Moi: Je veux bien.

Tous nos regard s'illuminent. Dans cette sinistre chambre, nous venons de retrouver une complicité que nous avions perdus il y a un certain temps déjà. Nos c½urs seront choristes tandis que le bip régulier des machines nous servira de métronome.

Dehors, il fait déjà jour
Elle est encore là
Dans un coin
Où personne ne gène
Son anniversaire
Hier soir, personne
Ne le lui a souhaité
Si tu veux te voir voler
Dans la lumière de l'obscurité
Ouvre ton cadeau
Tout est déjà prêt
Ferme les yeux
... c'est parti

Sa première piqure de bonheur
Créée cette blessure qui reste
Pour toujours
Un moment magique
Qui a chaque fois empire
Ombres et lumières
Lui cachent la vue
Elle ne reviendra plus

Dehors il fait déjà jour
Mais sa nuit à elle
Ne finit pas
Il y a une main
Qui caresse son visage
Chaque fois que ça fait mal
Elle est toute seule
Depuis la dernière fois
Elle n'a pas arrêté de plaurer
Ferme les yeux
... c'est parti

Et encore cette piqure de bonheur
Cette blessure qui reste pour toujours...

Comma après chaque dernière fois
Il lui en faut encore et encore une fois
Après chaque dernière fois
Il lui en faut encore et encore une fois
Une dernière fois

Tout le monde la voit
Elle s'en fout complétement
Il lui en faut encore une fois

Sa dernière piqure de bonheur
Cette blessure qui dure pour toujours...

Le ciel se couvre
Son dernier rêve
Restera inachevé





Snifouile!
Que d'émotions...
Bill serait-il amoureux de Rose? [il n'a rien dit pour l'instant, je ménage le suspense... XD]
Rose se réveillera-t-elle? [Soyez logiques...]
Si oui, quand? [Hé, Hé!! la personne qui trouve la bonne réponse en première a le droit à un pub rien que pour son blog! ]
Et au fait, j'ai décidé de caser toutes les chansons de Zimmer 483 dans cette fic et de leur trouver une inspiration et un sens [The first: Stich ins glück!! (j'ai déjà une idée pour la suivante, vous voulez voir laquelle vous?)]
La suite euh... Quand j'aurais le temps...

# Posté le dimanche 09 mars 2008 20:15

Chapitre 5

Chapitre 5
PDV ROSE:

Trois paires d'yeux verts parfaitement identiques m'observent. Trois petites filles rangées par ordre de taille, d'age ou de dents en moins. Au choix. Deux rousses qui encadrent une blonde.

Grande rousse: Rose, si tu rends pas sa barbie à Marguerite, on va le dire à maman.

Je tiens dans mes mains une parfaite réplique de parfaite beauté blonde. Dans mon autre main se trouvent des ciseaux en plastique. Je balance la barbie et ma pseudo arme à la figure de la plus jeune. Elle a les larmes aux yeux.

Moi: Tiens. De tout façons, y sont merdiques ces ciseaux, y coupent pas.

******

Je suis dans la salle de bain, enfermée. Quelqu'un tambourine inutilement contre la porte en criant mon prénom. Pathétique. Mon reflet blond dans le miroir me renvoie mon sourire sadique.

Moi: Viens ici le rat. Viens! C'est l'heure de prendre un bon bain d'eau chaude.

******

Dans la cour de l'école, un garçon châtain se tient devant moi. Il a l'air hésitant. Il sort un papier de sa poche et me le donne. Il y a pleins de c½urs dessinés dessus.

Le garçon châtain: Tiens... C'est pour euh... Enfin tu vois quoi... Euh... La St Valentin quoi...

Je déchire la lettre sans même la lire sous ses yeux grands ouverts de stupeur en éclatant de rire, puis me retourne sans plus de cérémonie, mes longes cheveux noirs ondulants dans mon dos.

******

Seule dans mon dortoir, il fait noir. C'est l'après-midi, tout les garçons de l'internat braillent autour du baby-foot C'est la tempête. Je sort une boite de sous mon matelas. De cette boite, j'extirpe avec précautions ma seringue et le liquide qu'elle doit contenir. Je place la pointe de l'aiguille dans le creux de l'articulation de mon bras mais un coup de tonnerre plus violent que les autres me fait sursauter. L'aiguille dérape, provoquant une effusion de sang.

Moi: MERDE!!

******

Dans une chambre noire, seule, comme toujours. Ma tête est sur le point d'exploser. J'enfonce mes ongles dans la chaire de mes bras. Je m'acharne sur la poignet de la porte mais ne parviens pas à l'ouvrir. Je hurle.

Moi: Iris! S'teu plait! Juste une dose... Juste une... Juste un peu.... Tu peux pas me faire ça.... Je sais très bien que tu peux pas... Donne m'en salle pute!!! Maintenant!!!!!
Iris: Non. Tu t'es faite virer du lycée une semaine parce que tu as saccagé le labo de langue. Tu n'as pas respecté notre pacte. Tu connais la sanction. Je n'ai jamais cédé, et ce n'est pas demain la veille, alors s'il-te-plait, souffre en silence, tu vas réveiller mamie.


J'entends ses pas s'éloigner dans le couloir. Un démon avec une tête d'ange....

Moi: RAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je soulève mon siège de bureau et le fracasse contre le mur, suivit de mon bureau. J'attaque la porte et les murs à coups de ciseaux et les rideaux, le moquettes, le matelas, mes draps, mes bras à coups de cutter.

******

Je fait les cents pas dans le salon sous le regard inquiet de deux rousses avachies dans es fauteuils décrépis. Je passe devant un miroir. Mon reflet est presque transparent , en y regardant bien, on pourrait voir à travers moi. D'énormes cernes ourlent mes yeux et me font l'air d'une morte vivante. Ding Dong. La sonnette. J'ouvre la porte, ma main tremble. Je rencontre la regard de deux agents de police.

Agent N°1: Vous êtes Rose Black?
Moi: Oui...
Agent N°2: Nous sommes désolés mais nous avons retrouvé votre s½ur. Elle n'est malheureusement plus de ce monde.

Iris? Morte? C'est une blague? Où est la caméra cachée?

Moi: IRIS!!!!!!!!!!!!!!!!!

******

Moi: IRIS!!!!!!!!!!!!!!!!!

Où suis-je? Je suis sur un lit aux draps blancs, dans une pièce aux murs blancs, au carrelage blanc, à la porte blanche et assise sur une chaise marron se trouve une jeune fille habillée toute de blanc.

Moi: Marguerite?

Pleins de tubes sont reliés à mes bras parsemés de pleins de points de suture. Mes cicatrices ont été recousues. Mais... Pourquoi?

Marguerite: Elles se sont toutes ouvertes pendant ton sommeil.
Moi: Ah. Et j'ai dormi longtemps?
Marguerite: Deux semaine.
Moi: Ah.


Quoi? Ça fait une putain de bonne grasse matinée tout ça.

Moi: Où suis-je?
Marguerite: A l'hôpital.
Moi: Mais... Pourquoi?
Marguerite: Tu ne te souviens pas? Tu es tombée dans le coma après avoir vu la tombe d'Iris.


Vlan!!! Une grosse claque dans ma gueule. Tous les événements me reviennent d'un coup. Iris est morte. Partie. Et si je suis dans le coma, c'est la faute de

Moi: Bill!

Il est là, dans la chambre. Il vient juste d'entrer. Il est encore plus beau que dans mes lambeaux de souvenirs. Pourquoi j'arrive pas à le détester autant que je voudrais? Et pourquoi j'attache autant d'importance à son apparence, moi qui déteste ça? Il sourit, d'un sourire immense que je ne lui retourne pas. Tom est derrière lui, suivit de Lyla, et de deux autres garçons.

Moi: Qu'est ce que tu fous là?

Mon ton est glacial. Son sourire se crispe. Lyla prend la parole. Elle a verni ses ongles en violet. Mais ça date vu l'état du vernis.

Lyla: Rose, je peux comprendre que tu en veuille un tout petit peu à ce jeune homme. C'est vrai, il a voulut te proposer son aide. Mon Dieu, quelle horreur! Malheureusement, c'est grâce à lui que tu es en vie et que nous, Margot et moi, sommes ici. Donc ,tu me ferras un plaisir d'être aimable avec lui. D'autant plus qu'il a une proposition à te faire.

De quoi elle se mêle? Occupe-toi de ta merde!

Moi: T'as pas répondu à ma question Bill.

Mon ton est toujours aussi froid.

Bill: Il m'a semblé entendre ta voix hurler un prénom pas si inconnu que ça, alors je suis venus, mais à reculons. J'avais peur que tu égorges Margot, ou une autre réjouissance de la même espèce.

Il a de la répartie le petit Billou à sa maman. Mais la partie est perdue d'avance pour toi mon Chou. Je suis bien plus forte que toi à ce jeu là...

Moi: Alors, cette proposition?

Que je puisse d'envoyer paitre rapidement en la refusant de la façon la plus subtile qui soit.

Bill: Tu pars en tournée avec nous. Tu seras chargée de t'occuper des fans qui voudront nous rencontrer, lors des concerts ou des rencontres organisées par des magasines. On va commencer notre tournée française. Elle dure environ un mois. On te donnera des cours d'allemand. Tout est prêt. Il ne manque plus que ton accord. Accepte, je t'en supplie....

Je suis aphone. Où sont passée mes cordes vocales?





Voilà la suite!
Notre chère Rose à dormi pendant deux semaine
Comme vous êtes super intelligent, vous avez remarqué que le début de ce chapitre est les rêves qu'elle a fait pendant son coma.
Sinon, quoi dire d'autre?
Ah oui, pensez vous qu'elle va accepter la proposition de Bill [bon encore une question assez logique]?
Je met la suite dans la semaine.
Pour information, ce sera un point de vue de Tom.
Je vous laisse imaginer.
D'ailleurs, si vous avez des idées ou des critiques ou des demandes, faites les!
B'SouXxXxXx


Je suis obligée de te mettre un lien pour le jour où tu ne seras plus la seule à lire ma fic: BrokenIdols

# Posté le samedi 15 mars 2008 20:23

Modifié le samedi 15 mars 2008 21:09